Aidez à réduire l’exposition des jeunes enfants aux perturbateurs endocriniens.
Campagne nationale de sensibilisation, d’avril à mai 2026, visant à réduire l’exposition des jeunes enfants aux perturbateurs endocriniens, ciblant les parents de jeunes enfants.
Les jeunes enfants sont particulièrement sensibles aux substances chimiques présentes dans leur environnement quotidien. Les 1 000 premiers jours de vie (de la grossesse jusqu’aux deux ans de l’enfant) constituent une période critique pour le développement du corps et du cerveau. Durant cette phase clé, l’exposition à certaines substances — en particulier les perturbateurs endocriniens — peut avoir un impact plus important sur la santé, notamment en augmentant le risque de cancers ainsi que de troubles métaboliques ou immunitaires.
Pour cette raison, le SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement, en collaboration avec les Régions et les Communautés, lance sa campagne nationale de sensibilisation aux perturbateurs endocriniens d’avril à mai 2026, à destination des parents de jeunes enfants.
Les jeunes enfants : une population particulièrement vulnérable
Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques exogènes capables d’interférer avec le système hormonal. On les retrouve dans des produits du quotidien tels que les emballages, les aliments, les jouets, les textiles et les produits de soins personnels. L’exposition peut se produire par inhalation, ingestion alimentaire ou contact avec la muqueuse buccale ou la peau. Les effets potentiels sur la santé dépendent de plusieurs facteurs, notamment la nature de la substance, le moment et la durée de l’exposition, la co-exposition à d’autres substances ainsi que la sensibilité individuelle. Une fois dans l’organisme, ces substances peuvent avoir des effets néfastes sur la santé, y compris sur les générations futures.
Chez les femmes enceintes, les nourrissons, les jeunes enfants et les adolescents — dont l’organisme est encore en développement — cette exposition peut avoir des effets plus marqués. Elle est associée à un risque accru de diminution du quotient intellectuel (QI), de troubles du spectre de l’autisme, de diabète, d’obésité, de certains cancers, de dysfonctionnements thyroïdiens, d’asthme, ainsi que d’autres affections cardiovasculaires et neurologiques.
Des gestes simples pour faire la différence
La campagne propose aux parents et aux personnes s’occupant de nourrissons et de jeunes enfants des recommandations pratiques et faciles à mettre en œuvre pour réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens au quotidien :
- Privilégier les biberons en verre plutôt qu’en plastique ;
- Utiliser un gant de toilette, du savon solide sans parfum et de l’eau plutôt que des lingettes humides ;
- Aérer les nouveaux jouets afin de permettre l’évaporation de certaines substances nocives, et les laver avant utilisation ;
- Préférer la vaisselle en porcelaine, en verre ou en acier inoxydable plutôt qu’en plastique.
Ces changements simples au quotidien peuvent avoir un impact concret sur le niveau d’exposition des enfants.
